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  • L’épreuve de l’eau amère

    La Vierge Marie et l’épreuve de l’eau amère, fresque dans l’église Santa Maria foris portas à Castelseprio, Italie (ca. 9e s.), https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Maestro_di_castelseprio,_storie_dell%27infanzia_di_cristo,_datazione_incerta_tra_l%27830_e_il_950_dc_ca.,_12_prova_delle_acque_1.jpg#mw-jump-to-license , CC 3.0 BY Saliko. Selon la tradition judaïque, la femme soupçonnée d’adultère par son mari était amenée au Temple de Jérusalem et devait se soumettre à l’épreuve de l’eau amère. Le test consistait à boire un mélange d’eau et de terre qui était censé provoquer des signes évidents de douleur chez la femme coupable et n’avoir aucun effet chez l’innocente. En revanche, dans la tradition chrétienne, il y avait une croyance différente : le même mélange d’eau et de terre ramassée dans les lieux saints pouvait guérir ceux qui le consommaient.   La coutume judaïque Selon le Livre des Nombres , la femme présumée, mais non pas avérée coupable, devait boire de l’eau mélangée avec de la terre ramassée du tabernacle, après avoir écouté les malédictions proférées par le sacerdote. Les effets de cette eau étaient immédiats et la femme recevait le verdict en conséquence : Il arrivera, si elle s’est souillée et a été infidèle à son mari, que les eaux qui apportent la malédiction entreront en elle pour produire l’amertume […] et cette femme sera en malédiction au milieu de son peuple. Mais si la femme ne s’est point souillée et est pure, elle sera reconnue innocente.   [1] Des explications plus précises sur la potion à boire se trouvent dans les commentaires rabbiniques inclus dans la Mishna  (ca. 3 e s.) : le mélange contenait soit un demi-log (0,15 l), soit un quart de log (0,075 l) d’eau et une quantité de terre suffisante pour qu’on puisse la voir flotter sur l’eau.  [2]  Même avec ces explications, les proportions d’eau et de terre semblaient rester à l’appréciation subjective des rabbins, car les auteurs du Talmud  de Jérusalem (4 e /5 e  s.), qui développent les commentaires de la Mishna , se demandent de nouveau à ce sujet. Selon eux, l’eau devait garder son aspect transparent et acquérir, en même temps, l’aspect de l’encre,  [3]  des remarques qui n’aident pas beaucoup à la clarification de la question. Quoi qu’il en soit, le mélange était suffisamment concentré pour provoquer des effets visibles. En cas de culpabilité, la face de la femme devenait livide, les yeux semblaient lui sortir de la tête, ses veines se gonflaient. Les assistants criaient de l’emporter, « pour qu’elle ne souille pas le parvis » du Temple,  [4]  signe qu’un avortement provoqué ou même la mort pouvaient avoir lieu.   Selon l’ Évangile de Jacques ( CANT  50), lorsque la grossesse de la Vierge Marie fut révélée au grand prêtre, elle fut emmenée au Temple avec Joseph. Accusée d’avoir violé la Loi et consommé le mariage, Marie se soumit à l’épreuve de l’eau amère, mais le test lui prouva l’innocence. Fait inhabituel, Joseph dut se soumettre à la même épreuve ; il ne joue pas donc, dans ce contexte, le rôle du mari qui accuse, mais celui du coupable potentiel.  [5]  La scène de l’épreuve de l’eau amère est représentée, parmi d’autres, sur la chaire en ivoire de Maximien, évêque de Ravenne (543-553) sous la domination byzantine [6]  et sur plusieurs plaques en ivoire et couvertures d’évangile datant de la même période.  [7]   Un remède miraculeux Si la tradition judaïque suggérait indirectement que les potions d’eau et de terre étaient en général dangereuses pour la santé, les chrétiens ont développé une coutume différente. La terre ramassée dans les lieux saints était non seulement gardée comme un talisman, mais également recommandée comme médicament. Sans doute, l’idée que la consommation de la terre diluée dans de l’eau ou du vin pouvait avoir des effets thérapeutiques appartenait, à l’origine, aux centres de pèlerinage mêmes.     Plusieurs textes hagiographiques attestent cet usage bizarre à la fois en Orient et en Occident. Selon la Vie  de Syméon Stylite l’Ancien, le   saint ordonna au père d’un enfant malade de lui donner à boire de l’eau avec de la terre récoltée autour de la colonne du stylite.  [8]  Dans la Vie  de Syméon Stylite le Jeune, on raconte comme un homme fut guéri après avoir trempé dans l’eau des poils du saint et de la terre de son monastère, et ensuite l’avoir bue.  [9]  Selon Grégoire de Tours, la poussière du tombeau de saint Martin de Tours, diluée dans de l’eau ou du vin, produisait également des guérisons.  [10]     Le miracle le plus étonnant se produisait, on disait, à Éphèse, au tombeau de l’apôtre Jean, où   une poussière fine et blanche, décrite comme semblable soit au sable, soit à la farine, était offerte comme remède aux pèlerins. Selon une tradition locale, pendant la fête annuelle de Jean (8 mai), cette « manne » jaillissait comme une source.  [11]  Selon un chroniqueur catalan du 14 e  siècle, la poussière d’Éphèse avait des prescriptions précises : celui qui a de la fièvre doit boire la manne avec de l’eau et il « n'aura plus jamais de fièvre », tandis qu’une femme qui ne peut pas accoucher doit la boire avec du vin et elle « sera aussitôt délivrée ».  [12]  En effet, le miracle de la manne devait compenser l’absence des reliques de Jean, dont on ne savait pas exactement s’il était endormi, enlevé au ciel ou ressuscité.   L’apparition miraculeuse de la manne était fêtée au 8 mai, et non pas au 26 septembre, le jour du calendrier dédié à la mort de l’apôtre Jean. Selon le synaxaire byzantin, la première date marquait « la cérémonie des rosalia  et la récolte de la manne » (ὁ ροδισμὸς καὶ ἡ τρύγησις τοῦ μάννα).  [13]  Les  rosalia  étaient des fêtes religieuses anciennes, habituellement célébrées en mai, qui consistaient en offrandes de roses sur les tombeaux des ancêtres. Il semble qu’à Éphèse, les chrétiens ont changé la fête païenne des roses avec la fête de la manne miraculeuse. Les goûts ne se discutent pas, mais ce changement a fait oublier le parfum des roses, qui aurait pu adoucir quelque peu la saveur amère de la poussière.   [1]  Nb 5,27-28. [2] Mishna, Sotah, §2.2, dans Le   Talmud de Jérusalem , vol. 6, trad. M. Schwab, Paris, 1883, p. 245, https://archive.org/details/letalmuddejrus6v7schw/page/245/mode/1up?view=theater . [3]   Talmud de Jérusalem , Sotah, §2.2, p. 247. Selon les commentaires tardifs de Moïse Maïmonide (1138-1204), on ajoutait également d’armoise, afin que l’eau devienne amère (Moshe ben Maimon, Mishneh Torah ,  Sotah , §3.10, trad. E. Touger, https://www.chabad.org/library/article_cdo/aid/960640/jewish/Sotah-Chapter-Three.htm ). [4]  Mishna, Sotah, §2.2, dans Talmud de Jérusalem , p. 259. [5]   Protévangile de Jacques , §15-16, trad. A. Frey, dans F. Bovon – P. Geoltrain (éd.), Écrits apocryphes chrétiens , vol. 1, Paris, 1997, p. 95-97. L’épisode est repris dans Évangile du Pseudo-Matthieu ( CANT  51), §12, trad. J. Gijsel, dans Bovon – Geoltrain (éd.), Écrits apocryphes chrétiens , vol. 1, p. 130-132. L’abréviation CANT fait référence à Clavis Apocryphorum Novi Testamenti . [6] Voir D. R. Cartlidge – J. K. Elliott, Art and the Christian Apocrypha , Londres, 2001, p. 85-87 ; M. Belch, Chair of Maximinianus, e-Clavis: Christian Apocrypha , https://www.nasscal.com/materiae-apocryphorum/chair-of-maximianus . [7] Plaque d’ivoire conservée à Paris, Musée du Louvre (6 e  s., collection Stroganoff),   https://collections.louvre.fr/en/ark:/53355/cl010112504  ; couvertures d’évangile en ivoire conservées à Erevan, Matenadaran (6 e  s., évangéliaire d’Etchmiadzine), https://www.nasscal.com/materiae-apocryphorum/echmiadzin-gospels-covers .  [8]   Vie syriaque de Syméon Stylite l’Ancien , §91, dans R. Doran (trad.), The Lives of Simeon Stylites  (Cistercian Studies Series, 112), Kalamazoo (MI), 1992, p. 169. Voir aussi H. Lietzmann (éd.), Das Leben des Heiligen Symeon Stylites (Texte und Untersuchungen, 32.4), Leipzig, 1908, p. 99 (§37, trad. H. Hilgenfeld). [9]   Vie de Syméon Stylite le Jeune  ( BHG  1689), §232, éd. et trad. P. Van Den Ven (Subsidia Hagiographica, 32), Bruxelles, 1962-1970, vol. 2, p. 234.  [10]  Grégoire de Tours, Les miracles de saint Martin , §2.1, trad. L. Pietri (Sources chrétiennes, 635), Paris, 2023, p. 188-189 ; §2.51-52, p. 266-269. [11]  Pseudo-Jean Chrysostome, Éloge de Jean le Théologien ( CANT  224), §4, dans É. Junod – J. ‑ D. Kaestli ( éd.), Acta Iohannis  (Corpus Christianorum Series Apocryphorum, 1-2), Turnhout, 1983 , p. 415.9-12, trad. p. 408, n. 2. [12]   The Chronicle of Muntaner , §206, trad. A. K. Goodenough, Londres, 1920-1921, vol. 2, p. 500. Voir A. Papaconstantinou, La   manne de saint Jean. À propos d’un ensemble de cuillers inscrites, dans Revue des études byzantines , 59 (2001), p. 239-246, ici 245, https://www.persee.fr/doc/rebyz_0766-5598_2001_num_59_1_2246  ; A. Halushak, Ampullae from Shrine of John,   e-Clavis: Christian Apocrypha , https://www.nasscal.com/materiae-apocryphorum/ampullae-from-shrine-of-john . [13]  H. Delehaye (éd.), Synaxarium Ecclesiae Constantinopolitanae , Acta Sanctorum Propylaeum Novembris , Bruxelles, 1902, col. 663.10-11.

  • La légende de l’empereur Théophile

    L’empereur Théophile et sa cour, image dans le manuscrit Madrid, Gr. Vitr. 26-2, 12e s. (Chronique de Skylitzès), f. 42v, https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Emperor_Theophilos_and_his_court,_Skylitzes_Chronicle.jpg# Dans la tradition byzantine, le premier dimanche du carême est appelé de l’Orthodoxie, car il évoque un moment historique connu sous le nom du Triomphe de l’Orthodoxie. Il s’agit de la reconnaissance définitive du culte des images dans l’Empire byzantin, événement qui s’est produit en 843, peu après la mort de l’empereur Théophile (829-842), le dernier souverain qui s’est opposé à la vénération des icônes (iconoclaste). Le passage d’un régime iconoclaste à un régime iconodoule (en faveur du culte des images) est l’une des pages les plus fascinantes de l’histoire de l’Église byzantine. Elle fut orchestrée par l’impératrice Théodora, l’épouse de Théophile, qui accepta le changement, mais à une condition : l’empereur devait être absous de ses erreurs à titre posthume, publiquement. Bien que cela était en contradiction avec la pratique ecclésiastique, la mission fut accomplie avec succès par le patriarche Méthode Ier (843-847), qui restaura l’image de l’ancien iconoclaste et facilita son établissement parmi les bons et justes souverains.   Un empereur iconoclaste Les textes historiques et hagiographiques les plus anciens qui parlent de Théophile le présentent comme un persécuteur de ceux qui vénéraient les icônes. Les souffrances éprouvées par l’évêque Euthyme de Sardes (aujourd’hui Sart, Turquie occidentale) et par les frères Théodore et Théophane Graptos ont été des conséquences directes de la politique religieuse de l’époque de Théophile. Cependant, à sa mort, l’impératrice Théodora, qui sera canonisée plus tard (11 février), ne voulut pas que le nom de Théophile reste lié au mouvement iconoclaste. La propagande impériale a donc mis en circulation deux textes en faveur de l’empereur défunt, intitulés Les actes méritoires de l’empereur Théophile ( BHG  1735) [1] et L’absolution (des péchés) de l’empereur Théophile ( BHG  1732-1734). [2] Le premier texte loue l’esprit de justice manifesté par Théophile et souligne son souci pour la construction et la restauration des édifices publics et religieux. Le second, un récit dans lequel les événements historiques et surnaturels se mélangent sans contradiction, présente la manière pratique dont l’empereur aurait été pardonné pour ses fautes. Pour répondre à la requête de l’impératrice, le patriarche Méthode a demandé à tous de prier pour Théophile pendant la première semaine du carême. À l’église Sainte-Sophie, les services et les prières n’ont pas cessé. Vers la fin de la semaine, un ange apparut en vision au patriarche, lui assurant que les prières avaient été entendues et que Théophile avait ainsi obtenu le pardon : Après cela, lorsqu’il [Méthode] priait et suppliait [Dieu] avec tous ceux qui l’entouraient, il vit aussi, comme dans un rêve, un ange lumineux et divin, qui descendit vers lui et lui dit : Ô évêque, ta prière a été exaucée et Théophile a obtenu le pardon. Ne fatigue plus Dieu pour lui. De plus, pour obtenir une preuve matérielle de ce miracle, Méthode écrivit une liste de tous les hérétiques de l’histoire, qui contenait le nom de l’empereur, et la plaça sous l’autel. À la fin de la prière, en vérifiant la liste, le patriarche ne trouvait plus le nom de Théophile inscrit là. La popularisation de ces miracles, bien qu’ils n’ont pas été acceptés unanimement, conduisit l’impératrice Théodora à restaurer le culte des images. Paradoxalement, l’absolution d’un empereur hérétique permettait ainsi la condamnation de tous les hérétiques d’avant lui. Les anathèmes, inscrits dans un document intitulé Synodicon de l’Orthodoxie, sont lus solennellement le premier dimanche du carême jusqu’aujourd’hui. [3] Au fil du temps, le processus de réhabilitation publique de l’empereur a eu des résultats inattendus. Un pamphlet écrit au 12e siècle, intitulé Timarion , considérait Théophile non seulement comme le plus juste des empereurs, mais aussi le plus juste des chrétiens. Dans l’au-delà, il remplaçait Rhadamanthe, dans la mythologie grecque, l’un des trois juges suprêmes des morts. Ironiquement, Théophile est représenté portant des vêtements simples, noirs. Un ange l’accompagnait toujours, comme il l’aurait fait de son vivant. [4]   La légende de l'empereur Trajan retouchée à Constantinople Le pardon public d’un infidèle avéré est un fait unique dans l’histoire byzantine. Le fait contredit les appels traditionnels à corriger la vie et offre une solution facile pour obtenir le salut, quelles que soient les actions. La manière inhabituelle dont Théophile reçut le pardon fut cependant préparée avec habileté par Méthode. Il a utilisé l’exemple de Trajan, l’empereur romain (98-117) dont une légende raconte qu’il aurait également été sauvé post-mortem grâce à la prière du pape Grégoire Ier de Rome (590-604). En fait, le fragment déjà cité de l’ Absolution de l'empereur Théophile  est une copie presque identique d’un texte inclus dans la Vie du pape Grégoire, écrit à Rome et probablement copié par Méthode lui-même dans sa jeunesse, lorsqu’il se trouvait dans la ville papale : Comme il [Grégoire] prolongeait sa prière fervente, il entendit du ciel cette voix : J’ai entendu ta supplication et j’ai délivré des tourments l’âme de Trajan ; mais toi, ne recommence pas à me supplier pour des incroyants ! Après cela, le saint ange lui apparut également et lui dit : Voici que le Seigneur a entendu ta supplication, cependant ne recommence plus à supplier ainsi le Seigneur pour des impies et des idolâtres. [5] En outre, la possibilité d’obtenir le pardon après la mort a été exposée dans un traité intitulé Sur ceux qui se sont endormis dans la foi  ( BHG 2103t). Le texte a été mis sous le nom de Jean Damascène, mais il est généralement attribué à Michel le Syncelle, proche collaborateur du patriarche Méthode et higoumène du monastère de Chora à Constantinople. Parmi les arguments hagiographiques évoqués, l’un utilise la même Vie  du pape Grégoire : [Grégoire] adressa au Seigneur qui aime les âmes une fervente prière pour le pardon des péchés de Trajan ; une voix venue de Dieu s’adressant aussitôt à lui, il l’entendit qui disait : J’ai entendu ta prière et accordé mon pardon à Trajan ; mais toi, ne m’adresse plus des prières en faveur d’impies. [6] La comparaison entre ces textes ne laisse pas de place au doute. S’appuyant sur un exemple fourni par une composition hagiographique trouvée à Rome et transmise à Constantinople, le patriarche Méthode créa une nouvelle légende. Trajan, sauvé par les prières du pape Grégoire, devint ainsi Théophile, délivré des erreurs par la prière du patriarche de Constantinople ! Le parallèle entre les deux empereurs s’est imposé et les générations suivantes les ont souvent mentionnés ensemble. Dans une note marginale probablement du 11e/12e siècle d’un manuscrit contenant le traité de Michel le Syncelle, un auteur anonyme a écrit : Après Trajan, beaucoup d’empereurs se sont succédé jusqu’au temps où on apprend que l’iconomaque Théophile fut pareillement jugé digne de [la divine] miséricorde ; et comme Trajan a eu ce privilège, l’iconomaque Théophile lui aussi.  [7] À partir du 13e/14e siècle, le parallèle Trajan-Théophile est entré dans l’usage liturgique, un commentaire de Nicéphore Calliste Xanthopoulos étant inclus dans le Triode  byzantin jusqu’aujourd’hui : Grégoire le Dialogue aussi, par la prière, a sauvé l’empereur Trajan ; [mais] il a été instruit par Dieu de ne plus prier pour les païens. De plus, on dit que par les [prières des] hommes saints et confesseurs, l’impératrice Théodora a libéré des tourments et a sauvé Théophile le haineux de Dieu. [8] Un miracle exigé par une impératrice afin de garantir la réputation de sa famille semble avoir changé le cours de l’histoire. Mais ses contemporains lui accordèrent peu de crédit et limitèrent la diffusion de la nouvelle légende autant que possible. L’ombre d’un doute reste encore aujourd’hui de ce salut miraculeux de l’empereur Théophile. [9]     [1] Le texte a été publié par W. Regel, Analecta Byzantino-Russica , Sankt Petersburg, 1891, p. 40-43. L’abréviation BHG fait référence à Bibliotheca Hagiographica Graeca . [2] Les différentes versions de ce texte ont été publiées par Regel, Analecta Byzantino-Russica , p. 19-39 ( BHG  1732-1733) et D. Afinogenov, The Story of the Emperor Theophilos’ Pardon, dans Travaux et mémoires , 24.2 (2020), p. 239-2756 ( BHG  1734). [3] Voir J. Guillard, Le synodikon de l’Orthodoxie : édition et commentaire, dans Travaux et mémoires , 2 (1967), p. 1-316, ici 119-129. [4] R.-Cl. Bondoux - J.-P. Grélois (éd. et trad.), Timarion ou Ses infortunes , §29-33, Paris, 2022, p. 116-123. [5] B. Martin-Hisard, L’ange et le pape : le témoin géorgien d’une Vie grecque perdue de Grégoire le Grand, dans O. Delouis et al. (éd.), Le saint, le moine et le paysan. Mélanges d’histoire byzantine offerts à Michel Kaplan  (Byzantina Sorbonensia, 29), Paris, 2016, p. 457-502, ici 468, https://books.openedition.org/psorbonne/37705 . Pour le séjour à Rome du futur patriarche Méthode, voir P. Canart, Le patriarche Méthode de Constantinople, copiste à Rome, dans Palaeographica, Diplomatica et Archivistica. Studi in onore di Giulio Battelli  (Storia e Letteratura, 139), Roma, 1979, p. 343-353. [6] Le texte est publié dans Patrologia Graeca , 95, col. 247-278, ici 261D-264A. Pour l’attribution de ce traité à Michel le Syncelle, voir J.-M. Hoeck, Stand und Aufgaben der Damaskenos-Forschung, dans Orientalia Christiana Periodica ,   17 (1951), p. 5-60, ici 39-40 (no. 94) et n.   3. [7] Londres, British Library Add. 19390 (9e/10e s.), f. 9r, https://pinakes.irht.cnrs.fr/notices/cote/38966/  (no. diktyon 38966) ; cf. C. Mango (éd. et trad.), Nikephoros Patriarch of Constantinople, Short History  (Corpus Fontium Historiae Byzantinae, 13), Washington (DC), 1990, p. [23]. [8] Τριῴδιον , Athènes, 1960, p. 22. [9] Voir aussi A. Markopoulos, The Rehabilitation of the Emperor Theophilos, dans L. Brubaker (éd.), Byzantium in the Ninth Century: Dead or Alive? , Aldershot, 1998, p. 37-49 ; Ó. Prieto Domínguez, The Iconoclast Saint: Emperor Theophilos in Byzantine Hagiography, dans S. Tougher (éd.), The Emperor in the Byzantine World , Londres, 2019, p. 216-234 ; D. Oltean, Le pape Grégoire Ier, l’absolution de l’empereur Théophile et la liturgie byzantine des présanctifiés, dans Ostkirchliche Studien , 72.2 (2023), p. 311-338.

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